24/10/2017

Chilouvision : Résigné - Racing 0-1

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Tu penses bien que depuis le temps qu’on se pratique, je te connais, ma cartésienne, ma logique, mon irréfragable. Tu dois donc te demander pourquoi j’ai choisi pour illustrer mon propos, une image des joueurs de la Sampdoria après leur victoire ce weekend contre Crotone en Serie A.

Eh bien, la raison en est toute simple : dans les rangs de la Samp, se trouve un joueur de 23 ans qui, après avoir bénéficié de la formation réputée dispensée aux jeunes du Racing Genk, choisit de la poursuivre, à 16 ans, au Sporting pour ensuite continuer ce que l’on appelle sa post-formation dans cette équipe discrète du subtop du championnat transalpin. Après une saison passée à se familiariser au jeu hyper-tactique en vigueur dans la botte, ainsi qu’à apprendre à s’exprimer en italien – car il n’est pas du genre à laisser quoi que ce soit au hasard –, Dennis Praet s’est imposé au sein de l’équipe ligurienne, et on oserait dire « les doigts dans le nez ».

Tu dis ? Non, en effet, son numéro 18 n’apparait pas sur la photo ci-dessus. Mais peut-être l’image n’est-elle pas suffisamment large, à moins que ce ne soit lui qui soit en survêt’, qu’il ne fût en train de répondre à des questions des médias, ou qu’il ne dût faire caca, va savoir.

Toujours est-il qu’il est désormais considéré comme un atout majeur de la Samp, laquelle force l’admiration en Italie, par la qualité et la force de son entrejeu, tant offensivement que défensivement.

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Bref, exactement ce pourquoi on a eu envie ce soir, de balancer tout ce qu’on trouvait dans l’écran de la télé. Parce que c’est bien là que la faiblesse du Sporting a trouvé son origine : Dendoncker relégué en défense alors que sur ses quelques apparitions, Josué Sa n’a jamais déçu, Gerkens avec un volume de jeu trop faible et Kums jouant à cache-cache avec le ballon (il a plus d’expérience que les autres et fait cela avec une grande maestria), l’entrejeu des Mauves s’est résumé ce dimanche, au seul Trebel. Ce qui est peu, en dépit de l’abattage énorme du rouquin, et de son sens aigu du sacrifice.

Vu la manière de laquelle Kums, épuisé, avait simulé – ou pas, mais je penche pour “pas pas” – une blessure dans les dernières vingt minutes de la rencontre face au PSG, on aurait imaginé qu’il serait soit devant sa télé, soit assis sur le banc ; et donc, qu’Hanni serait redescendu d’un cran ou que Dendoncker serait remonté d’un. Que dalle : a priori, Ketchup a décidé de faire de Kums un inamovible jusqu’à ce que le public se mette à le siffler. Pronostiquons que cela ne sera pas pour tout de suite, car les grands connaisseurs des gradins s’en prendront d’abord à Hanni qui, privé de ballon, a des tendances à errer comme une âme en peine – il n’a pas encore appris à se cacher derrière l’un ou l’autre adversaire en attendant que le temps passe.

On verra bien entendu, comment s’articuleront les Mauves mercredi, face à Zulte Waregem, mais on a plus que des soupçons : quand un entraineur a un chouchou, il l’aligne contre vents et marées. Donc, Hanni sera éventuellement remplacé par Stanciu, ce qui n’apportera guère de changement : sans être alimenté régulièrement en ballons offensifs de qualité, que peut faire un N° 10 ?

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Désolé de taper sur un clou qui, petit à petit, s’enfonce tout seul, mais c’est depuis le début de la saison que la présence de Kums pose problème :

[ À son arrivée, tout le monde s’est pris d’enthousiasme en écoutant Herman Van Holsbeeck prédire que son retour au club allait changer le foot pratiqué et lui donner une allure plus séduisante. Tout le monde, sauf Weiler, qui, pragmatique comme on le connaissait, n’aura pas manqué de se demander ce qu’il fallait changer au jeu d’une équipe qui venait de briller sur le plan européen tout en remportant le championnat.

† Dès son premier match – en Supercoupe contre Zulte Waregem le 22 juillet 2017 –, j’ai émis des doutes sur ce qu’il pouvait apporter à l’équipe : il avait certes été meilleur que lors d’un amical disputé contre Red Bull Salzbourg et à l’occasion duquel j’avais comparé sa vitesse d’exécution à celle d’un fer à repasser, mais sa manière de procéder rendait le jeu du Sporting réellement trop prévisible. Weiler ne s’y était pas trompé et l’avait gentiment poussé sur le banc – probablement en lui recommandant de travailler son physique, vraiment pas digne d’un pro.

• Suivit le lamentable épisode de Munich : obligé de l’aligner, Weiler le positionna en défense centrale où son manque de vitesse aurait dû causer le moins de dégâts à l’équipe. Kums compensa en se prenant involontairement – encore que quelques doutes puissent planer à ce propos – un carton rouge qui ne fit rien pour aider ses coéquipiers.

N   Là-dessus, Weiler démissionna ou se fit virer – on ne sait toujours pas le fin mot de l’histoire, mais la patience est une vertu – et Nico Frutos le remplaça au pied levé. Ce qui n’offrit guère plus de temps de jeu à Kums, mais la manip était en route : La Gantoise débarquerait Ketchup incessamment et il rappliquerait au Sporting pour sauver son icône. À l’issue des deux rencontres suivantes, on fut d’accord pour qualifier ses prestations d’honorables. Pas au niveau auquel on l’aurait espéré, mais pas non plus à celui que l’on avait craint : ça, ce fut pour ce soir contre le Racing.

171022 Chilouvision Résigné - Racing (RSCA - KRC Genk 0-1) 0.jpgComme énoncé plus haut, on verra si Ketchup prendra sur lui de tirer les conclusions qui s’imposent après l’exhibition pénible à laquelle on a eu droit, et surtout, par rapport aux deux résultats calamiteux qui viennent d’être enregistrés. Mais franchement, il a tout intérêt à trancher dans le vif sans tarder : les matches s’enchainent à un rythme soutenu et il vaudrait mieux pour lui que le vent tourne. Car ici, Hein, c’est Anderlecht : tu n’as pas le temps, tu n’as pas droit à l’erreur et plus tu en commettras, plus présent deviendra le fantôme de René Weiler – qui pourrait très vite se mettre à planer au-dessus du vestiaire.

 

Impossible de passer sous silence, deux faits de jeu qui ne manqueront pas d’alimenter la chronique ces temps-ci, et principalement, auprès de ceux qui aiment casser du Mauve – si tu n’avais pas remarqué, ils sont bien plus nombreux quand le Sporting ne joue pas bien, et encore plus quand il n’engrange pas de points.

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La semelle d’Hanni : scandaleux, odieux, épouvantable... À part que les images montrent à suffisance qu’il n’y a pour ainsi dire aucun mouvement de la part du pied litigieux et que dès lors, la dangerosité du geste est nulle.

Le coup de pied de Teodorczyk : honteux, dégueulasse, crapuleux... Sauf que la victime ne tique même pas : le joueur limbourgeois se contente de rouspéter parce qu’il est poussé dans le dos. Il est évident que le geste est dispensable : Teo n’a aucune chance de toucher le ballon en faisant ce qu’il fait. Mais à sa décharge, il ne touche pas son opposant non plus, ou alors vraiment très peu : si cela avait été le cas, le mec serait au moins tombé ou aurait hurlé sa douleur.

Deux tempêtes dans un même verre d’eau, donc. Désolé, monsieur Delire, mais une fois de plus, votre besoin viscéral de chercher à nous faire passer pour des merdes vous a fait perdre le sens des réalités.

02:26 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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