28/09/2017

Chilouvision : Reviens René, c'était pourrir !

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Tu dis ? Il y a une faute d’orthographe dans mon titre ? Non. Et ce n’est pas la peine d’insister, je ne suis pas d’humeur.

Je t’en prie, René, ne t’attarde pas à la dispensable réflexion ci-dessus. Mais surtout, ne traine pas en route : quand tu étais là, au moins tu pouvais servir de bouc émissaire, puisque certains croyaient avoir trouvé en toi et en ta vision du foot, l’explication-clé de la façon de laquelle on évolue. Enfin... Si on peut appeler ça évoluer.

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Dans son interview d’après match, Nicolas Frutos expliquait en substance qu’il veut que le Sporting joue de manière plus offensive que du temps de son prédécesseur, mais que cela prend nécessairement un peu de temps car pendant quinze mois, on a appris aux joueurs à pratiquer d’une manière plus directe. On t’adore, Nico, et tu le sais. Toutefois, on se permet de se montrer réellement sceptique à propos de ce projet : le matériel humain dont tu disposes a été embauché dans l’optique justement, de faire déjouer l’adversaire pour lancer des attaques ultra-rapides. Quand tu bâtis ta propre maison, tu vivras avec devant ton nez, les résultats et les caractéristiques consécutifs à tes propres choix ; à l’opposé, quand tu achètes celle d’un autre, ce seront ses décisions qu’il te faudra supporter.

De plus, j’ai le sentiment personnel que René Weiler faisait évoluer le Sporting vers une version moderne et pragmatique du football, et qu’aller à contrecourant n’est pas nécessairement une bonne idée, même si elle ne doit pas manquer de faire plaisir à quelques passéistes amoureux des arabesques et des ronds de jambe.

Ceci dit, je considère qu’en ce merdeux mercredi soir – heureux anniversaire, Frank the Tank Boeckx, on fera mieux l’année prochaine –, face à une équipe qui pourtant, m’est apparue hautement prenable, on a des circonstances atténuantes.

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Car pour le dire crument, avec un arbitrage à peu près correct, le Celtic aurait été réduit à dix dès la 4ème minute – tackle dégueulasse de Ntcham sur Teodorczyk, qui ne fera plus que se trainer par la suite – et même à neuf à partir de la 26ème – agression de Sinclair sur la cheville de Spajic.

On ose dire que sans cette dernière faute, jamais Spajic ne se serait laissé prendre comme il le fait sur la phase de construction du premier but du Celtic.

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Malheureusement, l’arbitrage miteux de l’Espagnol Gil Manzano n’explique pas tout. Et certainement pas le manque de précision dans le passing chez les Mauves. Plait-il ? « Je le dis bien gentiment ? » En effet. Car plus la passe à faire parait simple, moins on la fait. Ou si on la fait malgré tout – on ne trouve pas toujours immédiatement le machin à faire pour perdre le ballon le plus vite possible –, on la cochonne : trop courte, trop longue, en lui donnant un angle qui aurait fait honte à ma bobonne en personne, bref jamais comme il le faudrait.

Mais ce qui fait vraiment sourciller, c’est qu’on ne parait éprouver qu’un mépris condescendant à l’égard de règles absolues du football. Parce qu’au moment où Dendoncker balance le ballon en direction de Deschacht, non seulement il voit qu’Oli est situé en plein dans l’axe du jeu, mais de plus, il ne peut pas manquer de s’apercevoir qu’un adversaire va pouvoir venir le mettre sous pression dans la seconde qui suit. Or cela n’aura pas été la seule fois qu’il nous blessera les yeux avec cette figure de style d’un goût plus que discutable, puisque le troisième but du Celtic surviendra à l’issue d’une autre passe de relance qui aboutira, elle, directement dans les pieds d’un adversaire – pourquoi finasser, en effet ?

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Par la suite, on pourra encore gloser à l’infini sur le manque d’envie de certains, sur des attitudes corporelles qui en disent un peu trop long à mon goût sur une espèce de découragement qui semble s’abattre trop vite sur l’équipe. Mais à partir du moment où, à tous les coups, on doit courir derrière le score à cause d’erreurs individuelles à répétition et quand les courses sont systématiquement menées en pure perte parce qu’à un certain moment l’un ou l’autre de tes coéquipiers va manquer de discernement ou de concentration ou des deux, il est bien compliqué de conserver une foi d’acier trempé au service d’un moral d’airain.

 

Bref, on va essayer de penser à autre chose en général, et à la rencontre de championnat de dimanche contre euh... contre qui, déjà ? Ah oui, encore une de ces équipes qui paraissent largement à notre portée...

Commentaires

C'est bien simple, le Sporting doit arrêter de titulariser un gardien de but le jour de son anniversaire.
Je m'explique:
Il y'a 2 ans, Proto laissé, on a mis Kaminski dans les buts face au PSG le jour de son anniversaire. Résultat carton de Zlatan
Mercredi rebelote. Le Tanck était titulaire le jour de son anniversaire, tu connais la suite

Écrit par : Tej | 29/09/2017

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Excellent !

Écrit par : Chilou | 01/10/2017

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