21/08/2017

Chilouvision : Ça marche pas

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Si tes vieux avaient fait l’effort de se payer la télé dans les seventies, tu as probablement gardé le souvenir de José Garcimore, de sa voix de fausset, de son accent hispanique marqué et de ses tours de magie hilarants, ma décatie, mon amortie, mon antédiluvienne. À l’inverse, ou si tu n’es pas encore bien sèche derrière les oreilles, ma fringante, ma jeunotte, ma déflorée de frais, fais très attention : je te fournis le lien qui te permettra à la fois de te faire une idée des prestations de cet illusionniste vachement space, mais pour lever tout malentendu – jeu de mots –, le cinéma muet était déjà dépassé à l’époque. Dès lors, si tu me lis au bureau, sois prudente. Tu dis ? Tu t’en fous de tous ces gros cons qui passent leur temps à laisser tomber leur crayon à terre pour te mater les guibolles ? Eh bien, dans ce cas, clique, coco !

Garcimore employait à peu près toujours la même recette : une chute imprévisible pour son auditoire, précédée d’une préparation aussi nébuleuse que foireuse, très souvent ponctuée de quelques « Ça marche pas... » [sa marsé pa] qui faisaient hurler de rire.

Eh bien, en ce beau dimanche d’août, on a eu droit au même genre de tour... encore que pour ce qui fut de hurler de rire, on dira qu’on fera mieux la prochaine fois. Dommage, d’ailleurs, car le reste y était : une composition dans le genre surprenant, un match dont tout enthousiasme était absent et un résultat que l’on qualifiera gentiment d’imprévu – mais complètement justifié.

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Gageons par conséquent, que René Weiler a dû se dire qu’effectivement, « Ça marche pas » :

! Chipciu au back droit, ça marche pas. Le joueur est dans un creux, et on le sent bien. Est-ce physique, est-ce mental, est-ce un mix des deux ? Va savoir...

! Dendoncker, ça marche pas. Il a la tête ailleurs, il est dynamique comme un nénuphar privé de vent, mais on est obligé de l’aligner : le mettre sur le banc, c’est le pousser à quitter le club. Et si cet évènement devait se produire dans ces circonstances, à la moindre contreperformance, fuseraient les « Vous l’avez poussé à partir en ne l’alignant pas ».

! Kums a peu joué la saison dernière, il ne trouve pas ses marques, il donne l’impression d’un joueur fatigué... Bref, ça marche pas. Le sale truc, c’est qu’on est pratiquement obligé de l’aligner lui aussi : il a besoin de temps de jeu et on comprend que personne n’a envie de prendre le risque de niquer d’emblée celui qui a probablement les qualités nécessaires à pallier le départ de Tielemans.

! Obradovic, ça marche pas. Débarrassé depuis trop longtemps de toute concurrence sérieuse, il ne s’applique ni dans ses centres, ni dans sa mission défensive : on n’a pas compté le nombre de fois où il s’est fait enrhumer par un Legear qui a montré qu’il avait de beaux restes pour un joueur prétendument en fin de carrière.

! Kiese Thelin, ça marche pas. On avait apprécié ses progrès – lents mais tangibles – lors de la saison passée. On a trouvé piteuse sa prestation de ce dimanche : arriver à se faire bouffer pratiquement tous les hauts ballons quand on a sa taille, cela tient du tour de force.

 

Tu en veux encore ? Non, tu vas plutôt mater un bon vieux film de cul, histoire de te remettre le moral en ordre ? Je peux te comprendre : ce ne sont pas toujours les mêmes qui doivent l’avoir dans le truc (© Onur Kaya à l’issue de Standard – Zulte Waregem de vendredi soir).

 

 

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