19/05/2017

Chilouvision : 90 minutes pour rire

C’est parti ! D’après un de ses cousins, Massimo Bruno serait en contacts très avancés – ne comprends pas ‘avancés’ au sens de ‘30% de remise car la date approche’, ma malicieuse, mon ironique, mon sarcasme ambulant – avec ....................................................... (je te laisse de l’espace afin que tu puisses indiquer le nom d’un club qui te paraitrait éventuellement peu improbable, mais n’en profite pas pour me saloper mon texte, merci d’avance).

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170519 CV 90 minutes pour rire 2.jpgCar c’est désormais chose faite : la saison est pratiquement terminée. Et donc, le Sporting vient de remporter le 34ème titre de son histoire. Tout le monde Mauve en est ravi évidemment, tandis qu’ailleurs, on met en avant le fairplay en reconnaissant les mérites de l’équipe, du staff, de la direction, du personnel de nettoyage, du concepteur des pompes à ballon, etc. Enfin, en apparence du moins. Car in petto, c’est donc bien là qu’ils l’ont ! Toutefois, antisportifs comme tu les sais, ils se garderaient bien de tirer la gueule, ne serait-ce que pour ne pas encore augmenter ta joie d’avoir gagné, du plaisir de les avoir vus perdre.

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Rappelle-toi, ma chenue, ma décatie, ma vieillasse : le premier succès Mauve fut conquis à l’issue du championnat de 1947. Il y a donc cinquante-vingt ans, comme devraient dire nos amis français s’ils faisaient preuve d’un minimum de cohérence dans leurs délires numériques usuels. Ce qui fait que nous nous retrouvons face à une véritable abomination, un évènement d’une infinie tristesse, un sacrilège épouvantable : non, le Sporting n’est plus champion une année sur deux. Pour nous retrouver pile dans la moyenne, il faudra que René se retrousse sérieusement les manches et nous offre encore deux titres, en 2018 et en 2019.

Sérieusement, souviens-toi de la fin de « Fais pas ta crise ! », qui racontait les play-offs 2013-14 :

170519 CV 90 minutes pour rire 3.jpgOlga termine l’après-midi avec la gorge en feu à force d’avoir chanté à tue-tête ‘We are Anderlecht’ et compagnie. À un point tel qu’elle se plaint auprès du Maitre.

–    Moi très mal gorge », fait-elle dans un chuchotement tant elle a l’élocution douloureuse.

–    Allons bon ! », lui sourit le Maitre avec bienveillance. « Ouvrez donc la bouche bien grande et faites-moi voir cela ! »

–    Toi pas docteur ! », proteste faiblement la Polonaise.

–    Moi pas docteur, mais toi faire comme je dis ! Putain, est-ce que vous croyez vraiment qu’il faut dix-huit diplômes universitaires pour diagnostiquer une angine ou une laryngite ?

Elle voudrait encore regimber, ne serait-ce qu’au motif qu’il est méchamment sous l’influence de la bibine, mais parler lui demande trop d’efforts, aussi se résout-elle à offrir au Maitre le panorama de ses amygdales.

–    Dites trente-trois ! », lui ordonne-t-il.

–    Kurwa ! », explose-t-elle en refermant la bouche si vite que le Maître a tout juste le temps de se mettre les doigts à l’abri. « Moi pas encore arrêté de dire ça tout l’après-midi ! »

Franchement, René, tu ne vas pas nous laisser avec sur les bras, un nombre aussi bidon que 34, j’espère ! Qu’est-ce que tu veux qu’on foute avec un truc pareil ? Quoi ? Z’est teux vois tix-zept ? Ben ouais et après ? En dehors du fait que le produit de deux nombres premiers n’est divisible que par ces deux nombres et qu’un nombre premier n’est divisible que par lui-même et par un mais ça, ça ne compte pas car 1, c’est un facteur neutre dans toute division qui se respecte, tu trouves quoi de bien à ce genre de connerie ? 

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D’une façon générale, on entend çà et là, les plaintes de certains qui n’ont pas apprécié la manière que ce Sporting #SwissMade a employée pour s’adjuger ce 34ème. Chacun est libre d’exprimer son avis bien entendu – encore que certains devraient bénéficier d’un peu moins de latitude que d’autres, si tu veux mon avis.

Pour ma part, je considère que Yannick Ferrera a entièrement raison quand il déclare en substance : « Un entraineur dont l’équipe perd trois fois d’affilée, est dans le dur : après un 0/9, plus personne n’a droit à l’erreur. Et comme remplacer une équipe est impossible, c’est lui qui sautera ». Dès lors, un homme intelligent adapte ses visées en fonction des qualités et des défauts du personnel humain dont il dispose. Si René Weiler a fait jouer le Sporting comme ce fut le cas, c’est qu’il estima que c’était de cette manière qu’il pourrait obtenir le plus de son noyau, tout le reste n’étant que discussions de bistrot tenues par des analystes qui ne risquent pas grand-chose à faire la grimace quand le jeu proposé n’est pas conforme à leur façon de voir.

Quoi qu’il en soit, j’ai vu cette saison, un véritable team à l’œuvre pour seconder un véritable coach moderne, et non plus un entraineur à l’ancienne mode, qui ne s’entourait de l’un ou l’autre adjoint que dans le souci de ne pas tout le temps être lui-même sur la brèche.

Il est clair que René Weiler est en effet sur la même longueur d’ondes que David Sesa, son adjoint principal, et que les deux sont très à l’écoute de Thomas Binggeli, qui est le plus proche des joueurs. Cette façon de gérer le groupe, avec un relai, correspond effectivement à une manière moderne de voir les choses : elle permet au T1 et au T2 de garder une certaine hauteur, tout en restant parfaitement à l’écoute. Elle évite des mouvements d’humeur par rapport à l’entraineur principal en utilisant une courroie de transmission sachant relativiser les choses tout en trouvant les paroles et les attitudes qui conviennent afin de maintenir et de développer la motivation de ceux qui jouent moins.

Il existe évidemment, une figure de proue, en la personne de Weiler himself, mais l’importance du reste du staff ne m’avait jamais parue si développée à Neerpede. Car il est tout aussi évident que Nicolas Frutos et son travail avec les attaquants, tout comme Max De Jong et la manière de laquelle a été résolu le problème du gardien de but, sont à associer dans le succès de cette équipe au-dessus de l’équipe. Succès, on ne le rappelle plus assez ces temps-ci, qui passa aussi par une très belle et très enthousiasmante campagne européenne.

Il n’en reste pas moins que la saison 2016-2017 appartient d’ores et déjà au passé. Et que, si arriver au top est difficile, s’y maintenir est encore bien plus compliqué... L’avenir nous dira si René Weiler et sa bande réussiront à remporter ce lourd challenge. Dans l’attente, il nous reste encore deux fois quarante-cinq minutes pour savourer leur (notre) beau succès.

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Sachant que tu es une amoureuse éperdue des trajets ferroviaires, ma wagonneuse, ma rail-passeuse, ma locomotive d’or, tu sais aussi bien que n’importe quel resteuf à képi qu’un train peut en cacher un autre. Or donc, le nouveau titre du Sporting a éclipsé une nouvelle d’une grande importance pour tous ceux qui considèrent qu’en ces temps électroniques, nos libertés individuelles sont bien trop souvent mises sous pression.

Dans un sursaut de dignité en effet, le Ministère Public suédois vient de décider qu’il convenait de laisser tomber l’accusation particulièrement bizarroïde de viol à l’encontre de Julian Assange. Fondateur et cheville ouvrière de Wiki-Leaks, l’Australien représente une véritable punaise fichée dans les fesses des gouvernements en général et de l’administration américaine en particulier. Dans ce contexte, très nombreux furent ceux qui considérèrent que cette grave accusation tombait réellement un peu trop à point pour qu’elle fût crédible. Pour en savoir plus sur la vie et sur l’action de Julian Assange, n’hésite pas à te taper ‘The Fifth Estate’, un film pas exceptionnel mais très regardable de 2013 réalisé par Bill Condon.

Pratiquement dans le même temps, on apprenait la libération de Chelsea Manning... À quand, l’absolution pour Edward Snowden ?

 

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