27/07/2016

Chilouvision : Pour en finir avec les entraineurs (Rostov - RSCA 2-2)

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Alors que les Belches n’étaient pas encore dehors, j’ai décidé d’arrêter de commenter l’Euro 2016 et de me mettre quelque peu en mode ‘Stopfoot’. Pour différents motifs, mais principalement pour manque de fun : le football pratiqué cet été n’avait que top peu d’attrait pour pouvoir encore être appelé ‘un jeu’. Cela avait commencé bien avant le début du tournoi, avec un tirage au sort ridiculement dirigé par le pays organisateur, cela a continué avec une sélection belge au sein de laquelle le troisième gardien de but était là par copinage, pour mettre de l’ambiance, puis avec des dispositifs bien trop défensifs pour que l’on s’amuse à regarder la plupart des matches.

On le sait, il n’y a pas de mauvaise manière de remporter une rencontre, tant que l’on respecte les règles. Toutefois, entre les règles et l’esprit – simple : marquer un but de plus que l’adversaire – s’est glissé depuis un peu trop longtemps à mon goût, un détournement de pensée que l’on pourrait décrire sommairement par ‘encaisser un but de moins que l’adversaire’. Et il tue le plaisir.

Le nôtre. Pas celui d’un entraineur qui biche à regarder comme Machin respecte à la lettre les consignes impératives qu’il lui a données et le strict positionnement qui lui a été assigné. Gageons que, dans la perspective du foot défensif qui a envahi l’Euro 2016, l’idée d’une société gantoise de remplacer le sélectionneur fédéral Wilmots par un robot, a de l’avenir. Parce qu’effectivement, si une machine se doit d’agir avec une logique constante et inattaquable, elle pourrait clairement en remontrer au Tracteur de Dongelberg...

Soit ! On y a mis les formes, mais Wilmots a été foutu à la porte et c’était, hier mardi, après quelques plaisantes exhibitions d’entrainement face à des sparring partners complaisants, le retour du football à visage humain.

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Photo : RTBF.be

On n’était pas trop rassuré au coup d’envoi : dauphine du défunt championnat de Russie, peuplée de joueur de haute taille, coachée par un entraineur réputé pour sa science tactique, l’équipe de Rostov n’était vraiment pas ce que l’on a coutume d’appeler un bon tirage.

Les Russes ont pu s’apercevoir que le Sporting non plus. Pris à la gorge en début de 1ère mi-temps comme au commencement de la 2de, ils nous ont permis de voir que le Suisse René Weiler a déjà mis sa signature Bundesliga au bas de l’équipe Mauve : circulation de ballon rapide, souci d’exploiter au mieux les phases arrêtées, esprit de corps souligné par quelques gaffes individuelles pardonnables en ce début de saison, on a eu plaisir à regarder cet Anderlecht new look – privé donc, d’après un décompte fait devant moi par des spécialisses ès blessures et transferts, de sept des titulaires de la saison dernière.

On n’en a pas encore terminé avec Rostov, mais on a montré de belles choses et on revient de là-bas – où il avait l’air de faire sacrément chaud – avec un résultat positif que l’on se doit de confirmer ce mercredi 3 août.

Le match sera gratuit pour les abonnés, et donc... Tu dis ? Tu en avais marre, tu n’as plus repris d’abonnement, et tu as même viré ton forfait All Foot ? Tu avais oublié que quand ça va vraiment mal, ça ne peut aller que mieux et vice-versa ! Tant pis, tu en seras réduit à me lire jusqu’en mai 2017.

Je suis désolé de te dire que j’espère une grande saison pour le Sporting, désormais emmené par un Youri Tielemans retrouvé – homme du match hier, pour moi – et qui soit a grandi de quelques centimètres, soit a perdu quelques kilos.

Hmmm... S’il reste à Anderlecht bien sûr. Et si on joue à Mouscron, avec la même envie qu’à Rostov car, comme l’a si bien dit Gary Lineker : « You’re just as good as your next game ».

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