15/04/2016

Chilouvision Baby League : Je suis un Toblerone

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Mettons les choses à plat : même si j’ai des tendances à aller me chercher une bière dans le fridge quand, le lundi soir, Lecomte & Co nous passent des images du foot provincial, je n’ai rien contre ce dernier. Ceci dit, déjà l’année passée, j’avais trouvé dommage qu’après avoir disputé des matches de qualification devant plusieurs milliers de spectateurs enthousiastes, les équipes se retrouvant en demi-finales de la Youth League, doivent se rencontrer sur une pelouse fleurant bon les alpestres pâturages à vaches, dans le cadre d’un stade qui n’en est pas un. Mais soit... Si c’est ainsi que l’UEFA voit les choses, qui suis-je pour émettre des critiques ?

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On ne sait pas d’où ça peut provenir : la pression de se retrouver dans le dernier carré européen ? L’absence forcée du point de repère médian que constitue habituellement Orel Mangala, ridiculement puni de trois matches de suspension pour une non-faute ? Autre chose encore, comme un abus de Toblerone ou la découverte du Fendant et de la Poire Williams ?

Toujours est-il qu’on a retrouvé en 1ère mi-temps, le Sporting mièvre et mal à l’aise qui avait déjà fait mal aux yeux contre Dinamo Zagreb : une possession de balle ridiculement faible, accentuée par un passing négligent, des contrôles lents et en cinq temps à la Tielemans des mauvais jours, bref l’impression de voir à l’œuvre une équipe de juniors provinciaux face au Real de Di Stefano et Puskas...

Quoi ? Cherche sur Google, je ne suis pas d’humeur !

D’ailleurs, j’exagère... Ce qui n’empêche que l’on a senti nettement plus d’expérience et d’envie de vaincre du côté de Chelsea. Plus de maturité en fait : rien qu’à regarder les joueurs, on sent que les U17 ne se bousculent pas dans cette équipe. Ce qui n’est pas étonnant : on dispose là d’un vivier énorme ramené annuellement à coups de centaines de milliers de £ – c’est fun de pouvoir placer ce sigle, on trouve son plaisir comme on peut – de tous les coins du monde, et on aurait tort de ne pas puiser dedans, génération après génération, les grands devant, les petits derrière.

 

Visiblement, Frutos a dû secouer le cocotier au repos et c’est animé de meilleures intentions que le Sporting reprend la partie : le ballon circule mieux entre les lignes et on est un peu plus attentif au pressing incessant que les Londoniens imposent, jusque sur nos arrières.

D’emblée, une petite occasion de but échoit à Bourard. Il s’en créera une autre par la suite, avec la complicité d’Amrani, puis ce sera au tour d’Abaz de tester la qualité du keeping de Collins.

Entretemps, Chelsea a mis encore deux autres caisses en dépit de l’excellent match de Svilar...

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Il n’y a pas grand-chose d’autre à dire à propos de cette défaite : le score sans appel t’explique tout, ma désolée, ma dévastée, ma ravagée. Le meilleur Anderlechtois fut Mile Svilar, auteur de plusieurs parades de grande classe et de plus, sauvé à deux reprises par les montants de son but – indice de la pression qu’il sait mettre sur ses opposants, pour les obliger à forcer leur foot.

D’une façon assez symptomatique, on dira aussi que Bourard disputa une rencontre intéressante, bien qu’orphelin de Mangala : il est clairement un des plus âgés du lot, ce qui lui permettait de faire jeu un peu plus égal face à la maturité des Londoniens.

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On aurait espéré plus de la part de nos jeunes, et surtout sur le plan de l’enthousiasme... On ne l’a pas eu, il nous reste à compenser en nous rabattant sans modération aucune, sur le chocolat : en dépit de leur beau parcours en Youth League, les joueurs en seront privés pour leur prestation de ce vendredi, na !

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