11/03/2016

Chilouvision : Chic, des donuts !

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Je t’ai entendue rire jusqu’ici quand tu as appris contre qui le Sporting allait jouer, mon optimiste, mon insouciante, ma fanfaronne. Pourtant, rappelle-toi, à peu près à la même époque, c’étaient déjà ces Ukrainiens qui nous avaient privés de la finale en Youth League, indice suffisant pour se méfier : un club formateur dispose nécessairement d’une assise et d’une structure suffisantes pour éviter de devoir jouer les utilités, à quelque niveau que ce soit.

Remarque cependant que tout allait bien : comme l’avait soupçonné l’entraineur Lucescu – un vieux renard s’il en est –, son équipe éprouvait des difficultés face au rythme que le Sporting s’échinait à mettre dans la rencontre. À un point même, que ton serviteur – j’écris ça pour faire joli, ne va pas te faire des idées – se demandait s’il avait eu raison de se montrer tellement circonspect.

On voyait ainsi, dès la 1ère minute, Pong faire un grand pont à Srna avec une facilité incroyable... La réplique des Ukrainiens n’était pas vraiment terrible. La composition et l’animation sur le terrain étaient pourtant un peu spéciale du côté anderlechtois, avec Suarez dans un rôle hybride, et très souvent en position défensive et Deschacht au back gauche, à ce poste auquel il n’aurait jamais dû jouer de sa vie.

Mais bref, nouvelle occasion pour Pong à la 8ème, du genre de celles que l’on ne devrait jamais rater, et surtout pas en compétition européenne.

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On a droit à quelques offensives bien construites et qui font plaisir à voir, mais on n’est pas débarrassé de la connerie, comme à la 12ème quand Suarez tente un petit pont – et le loupe – sur Ismaily. Il s’agit là typiquement d’un mouvement hautement dispensable : s’il réussit, il fout la rage à l’adversaire et dans le cas inverse, il te fait passer pour un gros navet devant un stade comble.

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À la 20ème, c’est Defour qui s’y met : jolie transversale nettement trop courte qui aboutit, dans l’axe, dans les pieds d’un Ukrainien. Ce ne sera pas la dernière fois, cependant, qu’on n’arrivera pas à sortir le ballon valablement de la zone de but...

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Mais Shaktar n’a pas besoin de ça : deux minutes plus tard, Kara manque un contrôle pour lequel on collerait un minime dans le coin des punis, avec un bonnet d’âne sur la tête. Se retrouver à deux reprises dans l’équipe-type de l’UEFA et s’autoriser un tel manque de concentration... Ce serait triste si ça ne prêtait pas à rire, ce serait marrant si on n’en avait pas ras le bol des gaffes ridicules de celui qui n’a plus rien à apprendre dans le championnat belge, selon ses propres dires.

Sur le corner qui s’ensuit, c’est 2-0 : déçu que sa gaffe soit restée impunie, Kara intervient en retard pour empêcher une reprise de la tête. Dans tous les matches, il y a des moments. Les Ukrainiens en ont profité au maximum et sont d’autant plus heureux qu’ils n’ont même pas dû se les créer.

Le feu est mourant du côté anderlechtois, et c’est peu dire : la confiance s’est évanouie et on perd pratiquement tous les duels que l’on veut. Peu impressionnants jusqu’à ce que l’on leur fasse deux cadeaux princiers, les Ukrainiens se piquent au jeu. Ils prennent en mains le match qu’on leur a donné et on échappe de peu à un 3-0 bien tassé. On n’est même pas mécontent d’atteindre le repos sans plus rien encaisser : tactiquement, ils sont impressionnants. Tous les deuxièmes ballons sont pour eux, de même que toutes les relances hasardeuses. Quant on en arrive à un tel point, ni la chance, ni l’engagement n’ont quoi que ce soit à y voir.

Ceci dit, à tous les matches il y a une 2de mi-temps, et on est remonté sur la pelouse avec un peu plus de dash, semble-t-il.

C’est à la 68ème que l’incroyable se passe : but de la tête d’Acheampong sur un centre de Conté, entré au jeu en compagnie de Djuricic quelques secondes auparavant. Pour être parfaitement honnête, jamais je n’aurais pensé à écrire un truc pareil : un nain de jardin qui marque de la tête sur un centre d’un décédé...

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On remarque sur l’image ci-dessus – Quoi, “Elle n’est pas nette” ? Et toi, tu l’es ? – que Pong a pris une fois de plus l’ascendant sur Srna, tandis qu’Okaka – auteur d’un match volontaire au cours duquel il ne fut pas une seule fois signalé hors-jeu ! – fait un bel écran pour lui ménager de l’espace.

Bah, sortis du match par les mêmes qui les y avaient fait entrer – c’est-à-dire le Sporting, pour ceux qui auraient du mal à suivre –, les Ukrainiens auraient eu tort de s’en faire : un corner et paf, c’est 3-1 car on a eu l’idée géniale de confier une individuelle à Najar alors que Nuytinck et Kara étaient aux fraises...

Le mot de la fin reviendra à Frank Raes, qui avait sûrement mangé du poisson dans la journée, car il y a du phosphore là-dedans, ça fortifie le cerveau : « 3-1, c’est mieux que 2-0 ».

Ce qui n’empêche que, pour passer en demi-finale, il faudra un Sporting vachement plus concentré que ce soir. Cela n’étonnera personne non plus, vu le nombre de fois que l’on a déjà répété cette phrase dans toutes les gazettes du monde...

Tu disais ? Ah oui, putain, j’avais failli oublier le dernier exploit de Kara : un goal inscrit de la main, évidemment annulé et sanctionné d’un carton. Combien on a payé pour ce rigolo ?

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