08/03/2016

Chilouvision : Les Rois du Stade Van Roy

#uyl, #andbar, #coym

Tu le sais parfaitement, ma sceptique, ma douteuse, mon incrédule, je ne te cache jamais rien. Donc, je l’étais vachement au coup d’envoi du match des U19 anderlechtois contre leurs homologues de Barcelone, ce mardi soir. À des motifs évidents : par rapport à l’équipe de l’année passée, les jeunes Mauves doivent se passer de caïds comme Samuel Bastien, Andy Kawaya, Aaron Leya, Alper Ademoglu et leur dernière rencontre de Youth League aurait effectivement signifié la fin de leur campagne européenne si le Dinamo Zagreb n’avait commis une stupide faute administrative, lourdement sanctionnée d’un score de forfait par l’UEFA.

#uyl, #andbar, #coymÀ la lecture, toutefois, de la feuille de match, je me dis néanmoins que l’équipe de Nicolas Frutos ne manque pas d’allure... Enfin bref, on n’a jamais ni gagné ni perdu d’avance, il faut jouer tous les matches, tagada zimboum pouet pouet, en avant la musique !

Et donc, ça commence. Et on remarque assez vite que, si les Catalans reproduisent avec pas mal de talent, le jeu de leurs aînés, du côté du Sporting, on n’est pas disposé à se laisser impressionner comme la première équipe de Primera División – aka Liga BBVA – venue.

L’arbitre aussi s’en aperçoit, et jongle avec pas mal de facilité avec ses cartons de part et d’autre, à un point tel que l’on se dit assez rapidement que s’il tient le rythme, aucune des deux équipes ne finira la rencontre au complet. Pas qu’il siffle mal ou quoi que ce soit, je te rassure, mon inquiète, ma soupçonneuse, mon expérimentée. Simplement, il montre quelques tendances à dégainer prestement.

Il ne sera en tout état de cause, pas réellement question d’occasions de but durant la première mi-temps, les attaquants anderlechtois allant rarement au bout de leurs efforts, tandis que du côté barcelonais, on apprend à ses dépens qu’il est toujours pénible de se frotter à ce qui est probablement ce que l’on fait de mieux au niveau axe central défensif en équipes de jeunes : Svilar – De Medina – Faes.

On n’est pas mécontent de ces quarante-cinq minutes : on s’est rendu compte que les craintes de départ n’étaient pas vraiment fondées, vu les progrès enregistrés en regard du pauvre match du 23 février contre Dinamo. Et on se dit dans la foulée que la somme des talents en devenir réunis à Neerpede a réellement de quoi faire tourner la tête au reste de l’Europe...

Là-dessus, et puisque je mate le match à la télé dans un bistrot pour faire plaisir à des potes qui ne sont pas là, santé Chilou !

#uyl, #andbar, #coym

Note en rouge à l’attention de la serveuse : Étant donné que tu sais aussi bien que moi, les noms de ceux qui m’avaient assuré de leur présence la main sur le cœur, tu mettras ça sur leur compte, et d’ailleurs, prends-toi une consommation aussi ! Quoi ? Bah oui, une coupe de champagne, pourquoi pas, ils ne sont quand même pas là pour faire la gueule !

C’est en seconde mi-temps que tout se débloque : les Mauve et Blanc sont revenus des vestiaires avec un peu plus de confiance en leurs propres capacités et si, d’une part, ils continuent de couper consciencieusement les angles de passes des Catalans, au milieu du jeu, les Bourard, Mangala et Van der Heyden commencent à faire la loi.

À la 53ème, le Sporting hérite d’un corner, et dans ma compta personnelle, c’est le premier en sa faveur. Tu dis ? Ouais, eh bien c’est que ça m’a échappé, mais en tout état de cause, on n’est clairement pas dans les nombres à deux chiffres ! Dans mon esprit et de prime abord, Amrani le botte directement dans le goal barcelonais, Vancamp masquant intelligemment la vue du gardien. Par la suite, le but semble attribué à l’attaquant anderlechtois, qui aurait – très – légèrement dévié le ballon d’Amrani. Les images ne sont pas formelles mais admettons et passons à autre chose puisque l’on est dans un sport collectif.

Piqués au vif, les Catalans tentent de réagir, mais comme je te le disais plus haut, mon oublieuse, ma distraite, mon amnésique, l’axe défensif du Sporting, c’est vraiment du lourd de chez lourd. Au contraire, à la 77ème, Vancamp balance encore une mine sur la transversale, juste après avoir testé le gardien espagnol de façon très vicieuse.

La fin de la rencontre se déroule suivant le plus vieux scénario du football : dans l’obligation d’égaliser pour préserver leurs chances, les Barcelonais poussent tant et plus mais prennent des risquent défensifs et à la 88ème, Bernier – très nettement plus à l’aise que face à Dinamo – intercepte une passe et file droit au but : c’est 2-0 et même si les arbitres ajouteront quatre minutes au temps règlementaire, les carottes sont cuites.

#uyl, #andbar, #coym

Vancamp, Amrani et Faes après le 1-0

En résumé, très bon match du Sporting, volontaire, accrocheur, concentré et technique, avec, à la clé, une qualification méritée pour les demi-finales qui se disputeront le 15 avril à Nyon et dans le cadre desquelles les Mauves affronteront Chelsea ou l’Ajax.

Seul bémol, le carton rouge d’Orel Mangala, des suites d’une supposée manchette assénée en toute fin de rencontre à un adversaire. On notera que l’arbitre, qui se calma bien en seconde mi-temps, aurait pu – dû – sortir le même genre de décoration à l’attention de l’un ou l’autre Barcelonais, les Catalans ayant visiblement du mal à digérer leur deuxième défaite en deux saisons face à Anderlecht.

 

Après un coup de fil à l’UEFA – c’est chiant, on ne sait plus à qui il faut causer là-bas, on te remballe d’une secrétaire à l’autre –, une vidéo du match devrait être disponible sur cette page à partir de 00:00 ce mercredi 9 mars 2016.

Un autre résumé signé Proximouse est visible sur Tutube. Plus représentatif des phases du match, il est toutefois accompagné d’une de ces musiquettes horripilantes dont les metteurs en page de vidéos ont le secret : coupe le son ou prends une aspirine préventivement !

 

 

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