18/02/2016

Chilouvision : Miroir, Génie de mon Miroir...

#andoly, #coym

On avait lu les journaux, évidemment : pour certains, majoritaires, Olympiakos était favori – et l’est probablement encore à l’heure qu’il est –, tandis que pour d’autres, il n’y avait ni favori ni underdog dans cette double confrontation européenne à l’air de déjà vu.

Nul n’avait toutefois, pointé du doigt un truc qui est apparu assez tôt dans le match disputé ce jeudi soir : les deux équipes en présence disposent de qualités que l’on peut qualifier de similaires, et en tout état de cause, ont pratiqué de manière très voisine, en tentant surtout de compliquer la relance adverse pour se jeter avec avidité sur le ballon à la première mauvaise passe venue.

#andoly, #coym

Le ton était donné dès la 2ème minute (voir ci-dessus) : pressing haut de Büttner, mauvaise passe du défenseur grec, récupérée par Praet, qui va articuler une contrattaque entre lui-même, Okaka et Najar. Ce genre de scène se répètera à de nombreuses reprises tout au long de la rencontre, et de part et d’autre, Stéphane Badji – pourtant en progrès continuels – se montrant particulièrement mal à l’aise face à la vivacité du pressing adverse.

Au micro de la VRT – quand j’ai le choix, je laisse les chaînes publicitaires aux autres –, Frank Raes s’agaçait du nombre de mauvaises passes dans l’entrejeu, sans, aurait-on dit, s’apercevoir de la manière de laquelle on coupait avec beaucoup de soin et de promptitude, les angles de passe dans l’entrejeu.

On eut droit ainsi, tout au long des 90 minutes, à de nombreux duels et à quelques occasions de but sur des contres provoqués en isolant le porteur du ballon de toute possibilité de soutien offensif tout en pariant sur le fait qu’il allait rechigner à donner le ballon en arrière : « Ah non, merde, je vais quand même essayer d’arriver jusque chez Machin avec ma passe. Tant pis si on me siffle, ça ne sera pas pis que si je remballe le cuir chez Silvio ».

Après une 1ère mi-temps assez rythmée, on sentit assez vite que les entraineurs avaient donné des consignes encore un peu plus prudentes au repos.

#andoly, #coym

Acquis à la 66ème sur une erreur individuelle – eh oui, l’abominable facteur humain en fonction duquel le keeper grec Roberto, trompé par le timing (probablement délibérément) débile d’Okaka, repousse bêtement le ballon dans les pieds de Kara... –, le 1-0 du Sporting fit ce qu’il fallait pour fermer complètement le jeu : d’un côté, on s’était bâti un avantage quelque peu miraculeux, de l’autre, la crainte d’un 2-0 éventuel était bien plus forte que l’envie d’un 1-1...

Il n’y a guère de grosse conclusion à tirer de cette rencontre : en Belgique, on a l’habitude de rencontrer des équipes qui ne font pas le jeu. On en a affronté une du même tonneau sur le plan européen ce soir...

Que se passera-t-il à Athènes dans une semaine ? Verra-t-on que les Athéniens s’atteignent, que les Satrapes s’attrapent, ou que les Parthes arrivent ?

En tout état de cause, les Grecs devront au moins inscrire deux buts pour se qualifier. Ce qui implique qu’ils devront ouvrir le jeu un peu plus... pour autant que le Sporting manœuvre avec intelligence et ne se bouffe pas l’égalisation dans les premières minutes de jeu.

 

Il n’avait pas été terrible la dernière fois que l’on l’avait vu à l’œuvre. Les Grecs l’auront probablement trouvé très généreux en matière de cartons jaunes, mais cette fois, l’arbitre croate Ivan Bebek fut simplement parfait, jusque dans sa façon de lever l’objection de son juge de ligne sur le but : Kara est indiscutablement hors-jeu, toutefois le ballon vient du keeper adverse....

 

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