21/12/2015

Chilouvision : les Fesse-mathieux

#cluand, #coym

Comme tu l’avais peut-être remarqué – ou pas –, cela faisait un bout de temps que je n’avais plus écrit à propos des prestations de ton Sporting unique et préféré, ma douloureuse, ma meurtrie, ma dépitée. Il y différents motifs à cela, mais le principal est que systématiquement te rabougrir le moral me donne des états d’âme.

Or, et en dépit de quelques résultats pas nécessairement négatifs, depuis la lamentable élimination en Coupe de Belgique, les Mauves peinaient à développer un jeu digne de ce nom. Ainsi :

 

06/12/2015 : KRC Genk – RSCA 0-0

Soucieux probablement de se racheter une image, le Sporting disputa une rencontre encourageante, même si elle fut surtout marquée par cette incapacité à inscrire des buts que les statistiques indiquent un peu trop clairement à notre goût.

Une prestation discutable de l’arbitre Verbist, oublieux d’au moins un pénalty limpide, permettait au Racing de s’en sortir sans trop de dommage.

 

10/12/2015 : RSCA – FK Qarabag 2-1

Le niveau d’alerte maintenu à 3 aurait-il des effets léthargiques sur l’équipe ? Après un début de match peu emballant, le Sporting se ramassait un but en contre dès la 26ème minute de jeu. Dire que la défense Mauve se montrait à son avantage sur cette phase, serait, tu sais quoi ? Mentir.

Ce but avait toutefois le don de réveiller les Anderlechtois qui égalisaient par Najar à la 27ème, avant de prendre l’avantage à la 30ème par la grâce d’un très beau tir signé Okaka et de... retomber dans un doux sommeil. La qualification en poche, on se contentait de contrôler le match, de façon peu enthousiasmante, face à une équipe dont on continue de se demander comment elle est parvenue à glaner tant de points dans cette poule de l’Europa League.

On apprenait plus tard que le prochain adversaire des Mauves serait Olympiakos, la seule équipe grecque qui ne semble pas avoir trop souffert de la crise financière accablant le pays, et qui, contrairement à ce que semblent penser un peu trop de gens, ne sera pas un morceau facile à croquer.

 

13/12/2015 : RSCA – KV Oostende 1-1

L’accumulation des rencontres n’explique pas tout. Et en tout état de cause, elle ne justifie pas une prestation aussi indigne du Sporting, renforcée par au moins une décision ridicule sur le plan du coaching : après l’exclusion indiscutable de Kara sur une faute de main volontaire, Hasi remplaçait Suarez par Nuytinck (78ème).

Mettons les choses à plat : que l’on procède ainsi lors d’un match européen, ou pendant une rencontre de play-offs, serait amplement justifié. Mais pendant la saison régulière, 1 point à domicile, ne représente quasi rien : vouloir préserver un tel résultat, c’est... Plaît-il ? “Con” ? Ah, c’est toi qui l’as dit !

#cluand, #coym

Toutefois, tout a une fin, sauf donc, les andouilles qui en ont deux. Vu qu’on est toujours resté conscient de la qualité omniprésente dans le noyau du Sporting, il fallait bien qu’un jour ou l’autre, les Mauves retrouvent leur football et cette envie d’aplatir l’adversaire qui nous manquait tant.

Pas de bol pour eux, c’est tombé sur les Boeren. Avec une équipe sensiblement remaniée, puisque Michael Heylen suppléait Kara, suspendu, au milieu de la défense, que, dans l’axe médian, Leander Dendoncker renvoyait Tielemans sur le banc, et que Frank Acheampong faisait de même avec N’Sakala à l’aile gauche. On arrêtait les chipotages à la noix en attaque aussi : Suarez retrouvait l’axe qu’il n’aurait jamais dû quitter et Praet l’imitait à gauche. À droite, l’absence de Najar obligeait Hasi à aligner Ezekiel devant Gillet : nécessité fait loi, même si chacun sait que ni le petit Nigérian, ni le grand Liégeois n’affectionnent ces postes...

Osons le dire, tout fonctionna comme dans un rêve : d’emblée, la paire Defour – Dendoncker imposa sa loi aux médians brugeois et le reste coula de source. Pressing haut et agressif, démarquages incessants, précision dans les passes et classe dans la finition, toute la panoplie du football moderne, incisif et efficace, fut au rendez-vous, devant des Brugeois qui paraissaient lents et empruntés, comme médusés par la prestation collective et individuelle du Sporting.

On atteignit ainsi le repos sur un 0-2 (Okaka, déviation d’un très haut niveau technique sur un centre d’Acheampong à la 6ème ; tir soudain de Praet à la 35ème) flatté pour les Boeren, qui n’auraient même rien pu invoquer si la marque avait été bien plus lourde, une frappe d’Okaka trouvant encore la transversale en fin de mi-temps.

À la reprise, on sentit que les Mauves estimaient en avoir montré assez au plan de la créativité et qu’il était temps pour eux de laisser un peu l’initiative à leurs adversaires.

Toutefois, à la 55ème, Okaka voyait son 0-3 annulé par l’arbitre Gumienny. Clairement en position hors-jeu, il profitait d’une remise de balle stupide d’Engels en direction de Bruzzese pour lober le gardien brugeois. Il est compliqué de se prononcer sur cette phase : si Engels ne touche pas le ballon et attend patiemment qu’il arrive dans les mains de Bruzzese, Okaka ne peut rien faire. Toutefois, si le Brugeois touche le cuir le premier, il annule de facto la position de hors-jeu de l’Italien. Je trouve donc douteuse l’argumentation de Gumienny qui considère qu’Okaka met la pression sur Engels : comment Okaka pourrait-il mettre la pression sur quiconque alors qu’il est en position fautive latente ? Il ne peut qu’attendre une erreur éventuelle du défenseur...

Aucun débat possible, en revanche, à la 58ème, le 1-2 brugeois étant entaché de deux hors-jeux aussi flagrants que successifs... Malheureusement, le marquoir a toujours raison.

#cluand, #coym

De la même façon, qu’un but valable des Brugeois sera annulé injustement un peu plus tard et qu’un pénalty délicat sera transformé par Suarez à la 78ème. Douze minutes plus tard, Praet clôturait magnifiquement un mouvement somptueux réalisé avec Okaka dans l’axe du but...

Il n’y a pourtant aucune médaille sans revers : les onze cartons jaunes distribués par Gumienny (7-4) dans un match physique mais disputé dans un bon état d’esprit sont un peu malheureux. Comme l’est la blessure encourue par Defour – coup direct sur le mollet. 

#cluand, #coym

Il reste deux matches avant la trêve... et le sprint en vue des play-offs qui ne manquera pas de la suivre. Vous savez ce qu’est un ‘fesse-mathieu’, les gars ? Un avare, un chichard, un grigou, un grippe-sou, un harpagon, un ladre, un pingre, un radin, un rat, un usurier... Alors, par pitié, maintenant que vous nous avez bien convaincus que vous en avez les moyens, faites-nous plaisir et terminez l’année avec générosité !

#cluand, #coym

 

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