29/11/2015

Chilouvision : La Haine

#andohl, #coym

Tu sais ce qu’est ce genre de sentiment, ma loyale, mon intègre, ma correcte ? Non ? Ton ignorance ne m’étonne pas. Je sais comment tu hais es : aimable, polie, respectueuse, tolérante.

–   Oui mais...

–   Non ! Aimable, polie, respectueuse, tolérante !

–   D’accord...

Et donc, l’atmosphère dans laquelle ce match ‘RSCA – OHL’ s’est déroulé ne t’a pas plu...

–   Oh que non !

Déjà, les blindés qui blindaient, les soldats qui armaient, un flicard blondasse qui s’y croyait...

Bien sûr, notre sécurité revêt de l’importance. Mais notre liberté n’en a pas moins. Or, dans le contexte d’un gouvernement belche dominé par l’extrême droite, on peut se poser des questions. Autant que par rapport à des mercenaires qui perçoivent 30.000 euros pour aller en Syrie, violer des femmes et des enfants, tuer des gens, se vautrer dans l’ignominie en se prétendant défenseurs d’une certaine foi.

Parce qu’en vérité, la répétition d’un coup d’état devrait ressembler à ça. Parce que l’envie de sécurité est propice à te faire accepter certaines choses que tu ne tolérerais pas normalement. Et qu’il paraît clair et net que ces gros connards, soi-disant intégristes religieux, n’ont qu’une envie : te tenir prisonnière, t’empêcher de vivre comme tu le souhaites, libre, souriante, épanouie.

On n’ira pas plus loin dans ce contexte, parce que ça suffit. On ne se laissera pas embarquer par la tentation sécuritaire. Fouiller nos sacs, nous palper parce que nous venons assister à un match de football, nous empêcher de bouger à la mi-temps... Quoi ? Que se passe-t-il ? La terreur a gagné ? Alors que peu après le début de la rencontre, un ballon de baudruche a survolé la pelouse, un truc indéchiffrable attaché à son cul, sans que personne ne paraisse s’en émouvoir ?? Et que tout en fin de match, un fumigène a embrumé la tribune Sud ?

On déconne, là ! On méconnaît l’histoire du peuple belge : nous n’avons jamais eu besoin de faire la guerre, d’autres s’en sont chargés pour nous.

Mais nous sommes toujours là. Aussi multiculturels, aussi mélangés, aussi divers que nous sommes.

Comme le chantait le regretté Éric de Costa :

« On est chez nous ici !

We are one ! »

 

Et si tu voulais que je te cause du match : il ne fut pas bon mais nous avons gagné. Mal, mais nous avons gagné. Dans une atmosphère pesante, mais nous avons gagné.

Par la grâce d’un très bon Proto – oui, comme d’hab ces temps-ci – et d’un bon Defour, bien soutenu par un Praet qui retrouve toutes ses sensations. Mais aussi parce que Mathias Suarez redevient enfin lui-même !

Je ne sais pas de quoi sera fait le monde dans lequel tu vivras, ma future, mon avenirienne, ma science-fictionne. Mais surtout, ne les laisse pas faire : s’ils prétendent croire en un soi-disant Dieu, n’oublie jamais que ce dernier n’est que POGNON, et qu’au fond des choses, c’est TOI qu’ils veulent. So, fuck them !!!

Et que plus jamais comme ci-dessous, photographié à la mi-temps du match en passant ma main au travers du grillage, tu ne te laisses emprisonner, à quelque motif que ce soit.

#andohl, #coym

Car comme le chantait Serge Reggiani :

« Ma liberté, longtemps je t’ai gardée, comme une perle rare,

Ma liberté, c’est toi qui m'as aidé à larguer les amarres.

Pour aller n'importe où, pour aller jusqu'au bout des chemins de fortune,

Pour cueillir en rêvant une rose des vents sur un rayon de lune ».

 

 

 

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