26/11/2015

Chilouvision : Riverains

#asmand, #coym

Tu avais déjà souri aimablement lors d’une interview de Yannick Carrasco à l’issue de Belgique – Italie, ma narquoise, ma moqueuse, ma courbe de Gauss :

–   Alors, Yannick, bon match ce soir !

–   Euh, oui, je crois que je me sentais bien...

–   Quel effet cela fait d’entendre tout le public scander votre nom à votre sortie ?

–   Ça m’était déjà arrivé à Monaco, mais comment dire, ils n’étaient pas 55.000...

Et effectivement, on a pu constater ce soir, que les riverains du stade Constant Vanden Stock doivent jalouser férocement leurs homologues du stade Louis II. Au plan du support local, on a ainsi pu voir à l’œuvre, un noyau dur composé d’au moins dix-sept personnes et demie – normalement, ils sont dix-huit mais il y en avait un qui souffrait d’un début d’extinction de voix.

#asmand, #coym

Et du côté des visiteurs, en dehors d’Eddy Merckx – qu’on n’avait pas osé laisser dehors ­–, de Paul Van Himst – invité par le premier – et de Philippe Gilbert – résident du patelin –, les autres avaient été déclarées personae non gratae.

#asmand, #coymBon, il y avait aussi Jan Koller, mais lui, on n’a pas su qui il supportait. Et Mogi Bayat, qui m’a aimablement twitté de quoi illustrer la présente, car chacun le sait : il a ses entrées partout !

Au plan sportif, on ne dira pas que l’on a vécu une grande rencontre. Mais en définitive, a-t-on réellement besoin de gestes extraordinaires, de combinaisons lumineuses et de mouvements d’une fluidité à rendre songeuse une femme-fontaine pour se marrer ? Eh bien, non !

Tu dis ? Ah oui, mais aller pisser au moment où je pose une question, c’est prendre le risque que je réponde à ta place ! Remarque que c’est d’ailleurs à peu près ce qu’il s’est passé : alors que pendant toute la première mi-temps, le Sporting a couru derrière le ballon, patatras, à la 45ème minute, Gillet faisait 0-1 dune de ces mines dont il a le secret.

Alors que tu viens de t’énerver les nerfs pendant trois quarts d’heure parce que franchement, la prestation des Mauves a manqué de concentration, d’engagement, de classe, de technique et même du reste, tu éclates de rire, évidemment. Tu devrais t’inspirer de ce qu’il se passe à Monaco : le voisin frappe au mur ! Mais crotte, quoi, quand il a choisi d’habiter à proximité de ma télé, il savait qu’elle était là, bordel !

 

Le truc vraiment chiant dans ce genre de match, c’est qu’il y a une deuxième mi-temps. Pendant laquelle on continue à souffrir, je te raconte pas.

Quoi ? Pourquoi j’écris, alors ? Non mais sans blague... Enfin soit, puisque tu insistes : on est archi-dominé, leur entrejeu et le nôtre, c’est Rocco Siffredi contre Mireille Mathieu, on fait n’importe quoi, on fout tout dehors, on concède des tonnes de corps nerfs, on chocotte à chaque fritte kick, bref, Proto a beau faire le match de sa vie, la question n’est pas s’il va s’en prendre une, mais quand.

C’est là qu’intervient le geste antisportif de la soirée : Besnichou, qui a toujours été un grand spécialiste des sales petits coups en douce, fait entrer Acheampong au jeu. Il faut l’avouer, c’est vraiment dégueulasse de sa part : le temps que les Monégasquovites parviennent à prononcer son blaze, il enrhume tout le monde sur un dégagement à la con de Kara, et paf, il clôture les débats – très joliment, ajoutons-le.

Les voisins sont furieux, mais l’affaire est dans la poche, évidemment, comme le soulignait une copine, photographe pour les slips Kangourou.

#asmand, #coym

Il restera à mettre les Azéris à zéro pour passer l’hiver au chaud, sans oublier qu’on avait encore été plus mauvais à Bakou que ce soir... Car en définitive, si les Mauves furent bons contre Tottenham, le reste...

 

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