02/11/2015

Chilouvision : Bidet

 

#andmou, #coym

Accessoire de salle de bains démodé que l’on appelait aussi parfois « entonnoir aux enfants perdus » et que certains utilisaient parfois aussi pour se prendre un bain de pieds bien chaud en lisant leur gazette – surtout quand il fallait courir au bout du jardin pour aller aux jokes et que la météo n’était guère incitante.

Plaît-il ? Pourquoi j’entame une Chilouvision avec ce genre de truc ? Parce que je n’arrivais pas à trouver un titre pour te raconter mes états d’âme à propos du match de ce dimanche contre les Mouscronnaires. Un peu partout, on avait dit le plus grand bien de ces derniers et pour avoir goûté leurs faits d’armes télévisés face au Racing, on se faisait une fête de voir enfin le Sporting opposé à une équipe qui joue au foot. Eh bien, on a vu : que dalle.

Entre ces Mouscrontus qui ne voulaient pas plus jouer que les Courtraisiens jeudi et les Mauves qui ne parvenaient pas à se mettre en place, on a vécu une 1ère mi-temps digne de figurer dans tes anales, mon invertie, ma tentaculée, ma seau des mites.

Bon, admettons qu’il y ait eu des circonstances atténuantes : la suspension de Defour et la blessure musculaire – sérieuse mais que j’ai d’abord pris pour une Tottenhamite – de Praet avaient obligé Besnichou à remanier l’équipe. Mais tu le connais, mon expérimentée, ma savante, mon éclairée : remanier d’accord, mais pas de fond en comble. Donc, Tielemans reprenait le rôle de Defour et Conté celui de Praet.

D’emblée, comme tout rapiéçage, c’était n’importe quoi : Conté ne trouvait absolument pas ses marques à gauche et Tielemans n’est toujours pas guéri de ses inattentions sporadiques. En fin de 1ère mi-temps, Conté repassait dans l’axe où il se sentait visiblement un peu plus à l’aise...

Je ne te raconte pas les gueules allongées de l’entracte hein, pour admirer une foule enthousiaste et réjouie, il te suffit de prendre le métro de temps en temps...

La 2de mi-temps allait être moins pire sur le plan de la qualité du jeu : du côté du Sporting, on s’était sûrement pris un savon dans le vestiaire et on bougeait enfin un peu. Les résultats ne s’en faisaient pas attendre : à la 51ème, Najar ouvrait la marque après une très belle action d’Ezekiel sur un dégagement de Proto. Disons-le franchement, ce n’était peut-être pas archi-mérité, mais au moins c’était bien fait pour la tronche de ces Mouscrignons et de leur football négatif insuffisamment sanctionné par l’arbitre.

Un jour, je le prédis, on ira jouer de la même façon à Bruges, à Ostende, à La Gantoise, choisis ! Et on se prendra de nouveau tout le reste de la Belgique sur le dos, tu sais bien, ceux qui ne nous aiment que quand nous perdons. On fera comme d’habitude : on n’en aura rien à foutre. D’ailleurs c’est déjà arrivé une fois, au Standard sous Johnny si j’ai bonne mémoire, et les vierges télévisuelles en avaient bien trempé leurs mouchoirs de dentelle sponsorisée par Cara Pils.

La fin du match nous voyait peu à l’aise car Monsrouque tentait de refaire son retard, mais Najar tapait rebelote sur la table et le curé refermait son missel.

Tu dis ? Ouais, à la 70ème minute, Obradovic se blessait salement : ligaments antérieurs out... C’est bien dommage car après des débuts hésitants avec le Sporting, il s’intégrait de mieux en mieux et apportait du danger de son flanc gauche. On a des solutions à l’arrière gauche : on sait bien que N’Sakala n’est plus trop en odeur de sainteté pour cause de déclarations dispensables, et que donc, Acheampong devrait avoir la préférence... En espérant qu’il prenne son rôle défensif au sérieux.

J’ai lu que certains verraient encore bien Deschacht retrouver son ancienne place... Oublie surtout ça, Besnichou : il n’a plus la vitesse qu’il faut pour jouer là – pour autant qu’il l’ait jamais eue.

 

 

 

 

 

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