05/10/2015

Chilouvision : Mais qui a tué Penalty Mauve ?

 

#andkvm, #coym

Faute de te rappeler tous les penalties loupés par le Sporting dans son histoire, je suppose que tu te souviens quand même du délirant « Mais qui a tué Pamela Rose ? », mettant en scène Kad Merad et Olivier Baroux.

‘Impérissable’, ne serait pas le mot qui conviendrait pour qualifier le film lui-même : à force de se foutre de tout, on finit par ne plus se foutre de grand-chose et la réalisation aurait gagné à élaguer le script pour se concentrer sur quelques idées porteuses au lieu d’enchainer des gags en les développant avec trop peu de rigueur.

Mais l’ensemble est néanmoins plaisant, un peu comme le match du Sporting le fut ce dimanche soir. Enfin... surtout pour ceux qu’un besoin pressant fit quitter leur place dans le stade deux minutes avant la fin...

À la mi-temps, le Sporting aurait pu mener par 4-1 sans que personne n’y trouvât rien à dire : deux penalties loupés et trois ballons sur le cadre dont un pour Malines... Mais c’était 0-0.

Et tout en fin de match, si Obradovic ne se lance pas stupidement vers l’avant pour perdre le ballon bien trop facilement, la rencontre se termine sur un 1-0 qui aurait même été flatteur pour les Malinois, tant ils parurent insignifiants.

En attendant, les problèmes qui persistent depuis le début de la saison – voire même depuis la saison passée – restent bien présents et, pour le dire extrêmement poliment, on n’a pas le sentiment qu’ils cesseront de faire chier d’ici peu.

En particulier :

!Une motivation qui paraît souvent défaillante dans les petits matches. Ce n’est pas récent et on peut effectivement se représenter l’état d’esprit de certains quand ils regardent des combats de géants à la télévision, puis se retrouvent sur le terrain contre Malines. C’est une partie du boulot du staff de trouver le moyen de motiver les joueurs. Ce n’est probablement pas le plus facile, mais ne pas le faire ou le faire mal en se réfugiant derrière le sempiternel ‘Ce sont des professionnels’, amène à des pertes de points dispensables.

!Les changements perdants. Si on a accepté le remplacement d’Okaka par Sylla, comme celui d’Ezekiel par Suarez, on s’est interrogé sur l’opportunité de modifier l’entrejeu – Tielemans pour Gillet – en fin de rencontre. Or ce n’est certes pas la première fois que l’on joue à des jeux bidons de ce genre, et pratiquement à tous les coups, on a encaissé un but suite à ce type de décision.

!Les dernières minutes de jeu sont souvent bien différentes du reste d’un match, en ce sens qu’à ce moment, s’il a encore quelque chose en vue au plan du résultat, l’adversaire tente le tout pour le tout : perdre par 1-0 ou par 2-0, ne change pas grand-chose. Et ça marche, contre des Mauves qui persistent d’une façon incompréhensible, à vouloir continuer à jouer au lieu de se passer gentiment le ballon latéralement en attendant que l’arbitre en ait marre.

!Tielemans représente un problème à part entière. On connaît toutes les qualités de ce jeune homme surdoué. Malheureusement, elles sont de plus en plus occultées par des défauts qu’il ne prend absolument pas la peine de corriger : positionnement aléatoire, inattention récurrente, passes faciles manquées – alors que les machins compliqués, il les réussit –, bref un manque particulièrement agaçant de concentration et d’application dans son jeu. En vérité, il y a bien pis qu’un mauvais joueur : un excellent joueur qui ne s’attache pas à capitaliser sur ses atouts.

 

Force est bien de reconnaître que si la forme fut inacceptable, en substance, plus personne ne peut donner tort à Anthony Vanden Borre : sur le plan du coaching – pendant un match, donc – on n’est nulle part. Hasi a visiblement atteint un degré de crédibilité voisin du zéro auprès de son noyau : incapacité à mettre au point des principes de jeu qui fonctionnent, déplacement de joueurs à des postes où ils ne parviennent pas à mettre leurs capacités en valeur – style Praet à l’aile gauche, Gillet à droite, Ezekiel (à Bakou) sur un terrain dont l’état de la pelouse obligeait à jouer en hauteur – ; incapacité de se faire écouter par les joueurs – car quand un entraineur déclare après match qu’il ne comprend pas pourquoi les Mauves ont continué à jouer au lieu de garder le ballon, c’est quand même à pisser de rire – ; incapacité surtout, de faire, ne serait-ce qu’une fois, ce qu’un grand coach parvient à réussir : faire gagner des points à son équipe dans des circonstances défavorables, comme Jankovic vient de le faire.

 

#andkvm, #coym

On en arrive au fait du jour : qu’un joueur manque un pénalty, cela peut se concevoir. C’est déplaisant car il est clair qu’il s’agit d’une très belle occasion de but, mais cela peut arriver. Que deux joueurs d’une même équipe se vautrent dans la même rencontre est déjà un peu plus inhabituel. Mais quand un troisième les rejoint dans la maladresse – alors que tout stress doit l’avoir quitté puisque le score est de 1-0 et que la fin du match est en vue – là, on est carrément dans le suspect.

 

#andkvm, #coym

Vous voulez la tête d’Hasi, les gars ? OK, pour moi vous pouvez l’avoir : excepté le fait d’avoir réussi à discipliner le groupe dont il a hérité en fin de saison 2013-2014, il ne laissera pas un souvenir plus impérissable que ‘Pamela Rose’. Et il aura fait moins rigoler.

 

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