28/09/2015

Chilouvision : Trudon nerfs

 

#andstv, #coym

Autant te le dire d’emblée, ma terrienne, ma tellurique, ma pas nette bleue, on n’a pas fait des bonds de joie le jour où on apprit le retour en D1 des Trudons. Entrainés dans les sixties par Raymond Goethals himself, les Canaris ont depuis lors, souvent été considérés comme des adversaires très désagréables pour le Sporting.

Pas seulement parce qu’ils pratiquaient un football de combat, fermé et rugueux, duquel toute poésie était, tu sais quoi ? bannie. Au motif aussi qu’ils entretenaient leur pelouse de Staaien dans un état propice à causer des entorses à tout ce qui n’était pas veaux, vaches, cochons et couvées qui trouvaient dans ces labourés, un terrain favorable à leur épanouissement physiologique. Or l’arrivée en ces lieux sinon charmants et bucoliques, du sieur Roland Duchâtelet, grassement enrichi d’un passage proprement scandaleux au Standard, se doubla de la pose d’un terrain synthétique unique en Belgique, et sur lequel il est par conséquent compliqué de jouer, sauf pour ceux qui ont le loisir d’y évoluer régulièrement.

D’une manière cohérente, si auparavant, les Trudons éprouvaient quelque peine à défendre honorablement leur chance sur des billards du genre de ceux que l’on s’acharne à préserver méticuleusement à l’ombre de Saint-Guidon, on a pu constater qu’ils n’y sont toujours pas trop à l’aise de nos jours, quand ils débarquent sur terre en provenance de leur planète plastoche.

 

#andstv, #coym

C’est ainsi qu’ils se firent balayer d’entrée de jeu par des Mauves bien décidés à :

1.  S’éviter de sombrer dans une des crises bien connues que vit de temps à autre cette merveilleuse institution que tant tu chéris, ma collectionneuse, ma glorieuse, ma trente-quatrième prétendante.

2.  Rabattre le caquet de ces jaunasses volatiles qui avaient quelque peu tendance à se la péter depuis le début de la saison.

3.  Reprendre deux points aux Ostensibles, que l’on ne prend toujours pas trop au sérieux sous les frondaisons du Parc Astrid, mais que l’on n’a malgré tout pas une envie folle de voir prendre le large.

4.  Se rassurer quant à sa propre santé après un match de Coupe indigne et avant de filer en Azerbaïdjan pour y disputer une rencontre qui pourrait déjà s’avérer décisive dans le cadre du parcours européen.

 

Les choses aidant ce caleçon, on assista directement à un festival offensif des Anderlechtois, ponctué d’un corner de Defour repris de la tête par Gillet dans les bras de Dutoit, d’un centre de Defour repris de la tête par Gillet sur le poteau du but de Dutoit et d’un coup franc de Defour repris de la tête par Gillet, à côté du but de Dutoit.

   Mais euh... », t’inquiètes-tu, mon interrogative, ma pinailleuse, ma sceptique, « Ils n’étaient pas plus de trois joueurs sur le terrain ? ».

Pfff... Comme tu peux parfois être chiante ! Enfin soit, puisque tu insistes, Proto avait eu un arrêt à effectuer sur une frappe rentrante d’un Trudon généralement quelconque – on a du mal à les reconnaître, on n’est pas habitué à leur look d’alien – puis Obradovic avait alerté Praet, qui s’était fendu d’un joli centre à ras de terre pour Okaka, lequel ne s’était pas fait prier pour envoyer la palla in rete à la demi-heure de jeu.

 

#andstv, #coym

On croyait que le plus dur était fait, face à une équipe qui n’avait que très timidement affirmé de rares envies d’aller marquer un trucmar – goal en terrien moderne. On était dans l’erreur : mettre le deuxième s’avéra impossible. Pas à cause de l’adversaire, qui eut même l’amabilité de se rendre coupable d’un pénalty loupé par Defour. À cause de ce qu’il faut bien appeler de la maladresse, à moins que ce ne fût de l’indécision mêlée du désir de trop bien faire. Mais à force de manquer des occasions, on a terminé le match avec un interpellant énervement des nerfs énervés, donc...

Bref, tous les objectifs évoqués plus haut furent remplis, sauf le quatrième : on n’est toujours pas rassuré quant à notre capacité de remporter des matches. D’autant plus que les dernières minutes de jeu montrèrent de la fébrilité dans le camp du Sporting, alors qu’il y avait déjà bien longtemps qu’il aurait dû s’être mis à l’aise.

On créditera globalement l’équipe d’un ‘satisfaisant’ qui ne doit rien à personne. Avec des mentions spéciales pour Okaka, en train de devenir la coqueluche du Parc, pour Defour, nettement plus relax quand il ne doit pas s’occuper de pallier une éventuelle gaffe de Tielemans, pour Gillet, toujours aussi actif et dangereux en zone de conclusion, pour Najar, débordant d’énergie, ainsi que pour Suarez, dont la rage de revenir à son meilleur niveau a fait plaisir à voir. Pour la 1ère mi-temps de Praet aussi, de même que pour la 2de de Dendoncker.

 

#andstv, #coym

Rendez-vous jeudi à Bakou, histoire de vérifier face à un adversaire de plus haut niveau, que we really are Anderlecht ! !

 

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