07/09/2015

Chilouvision : Ich bin ein Zypriotischer !

#cypbel, #chybel, #coyrLe 26 juin 1963, cinq mois avant d’être assassiné, le président américain John Fitzgerald Kennedy prononce un discours qui marquera un tournant dans la Guerre Froide qui règne alors en Europe occidentale. Pour la circonstance, il s’exprime à Berlin, alors partitionnée en deux par le Mur qui ne tombera qu’en 1989, et clôture son speech d’un émouvant « Ich bin ein Berliner ! », passé depuis à la postérité.

L’expression est évidemment parfaitement à sa place, à Chypre, sur ce bout de terre coupé en deux par l’occupation turque du nord-est de l’île, suivant la trop célèbre Ligne Verte...

#cypbel, #chybel, #coyr85ème minute : tu lèves un œil vers l’écran de la télé, ma somnolente, ma paresseuse, ma dominicale crépusculaire. Jusqu’alors, pratiquement rien ne t’a empêché de déjà entamer ta nuit. Mais il en faut plus pour altérer ton sens du foot, et ton réveil interne s’est mis à sonner juste à temps pour te permettre de déguster la contrattaque parfaite des Diables Rouges. Après une grosse récupération signée Kevin De Bruyne, ce dernier trouve superbement Dries Mertens sur l’aile gauche. Le petit centre à ras de terre du nain politain est simplement parfait : reprise de volée d’Eden Hazard, patatras, le match héroïque des Chypriotes vole à la poubelle. Il ne trainera pas longtemps sur le trottoir car ils passent demain matin...

Quand je cause de match héroïque, je ne tape pas sur la transversale, je t’assure. Après un début de rencontre pied au plancher des Diables, ces derniers baissèrent pavillon rapidement, probablement sous l’effet de la chaleur régnant ce soir sur l’île d’Aphrodite aka Vénus, grrrr, viens donc voir un peu par ici, toi, que je t’explique c’est quoi fumer du Belche. Les Chypriotes, s’ils avaient fait le gros dos pendant une bonne dizaine de minutes, reprenaient du poil de la bête. Ils n’avaient sans doute tenu le coup qu’en se disant qu’il serait impossible aux Belges de continuer sur un tel rythme, et pour le dire franchement, ils n’avaient pas été les seuls à avoir eu en tête ce genre de scénario.

On entend les commentaires d’après match, dans ce genre d’émission que l’on pourrait tourner dans n’importe quel bistrot du pays, et en fonction desquels, on aurait joué le pire des matches depuis que les Diables sont Rouges. Je me permets de ricaner : j’ai vu plus moche au Brésil. Et surtout, contre moins bon que cette équipe chypriote qui ne ressemblait plus du tout au machin faiblard qui était venu se ramasser un 5-0 bien tassé le 29 mars 2015.

Bon, disons-le clairement, si en tant qu’amateur de football, on a apprécié le jeu en déviation des Chypriotes, notre âme de supporters des Diables est sortie meurtrie de cette rencontre. À différents motifs, mais probablement surtout pour cette espèce de crasse arrogance qui nous a poussé à nous cramer comme des crétins en début de rencontre alors que, vu le partage enregistré à l’issue de Pays de Galles – Israël (0-0), nos adversaires étaient pratiquement dans l’obligation de s’emparer des trois points pour garder une chance de se qualifier dans la course à l’Euro 2016.

Depuis le temps que l’on sait qu’un match dure 90 minutes et même un peu plus, on a appris les vertus de la patience. On est d’autant plus abasourdi de la manière de laquelle Wilmots nous a fait entamer la partie. À croire qu’il a pris des leçons chez José Riga, ce champion du monde de l’ultra pressing mâtiné de kick & rush de début de rencontre.

Mais bref, on a fini par gagner contre une équipe que l’on avait certainement sous-estimée avec la morgue de ceux que la FIFA classe à la 2ème place de son amusant hit-parade, ce qui dénote un indéniable caractère en même temps qu’un sens intéressant de l’opportunisme.

#cypbel, #chybel, #coyrIl reste à aller l’emporter en Andorre. Si tu veux mon avis, cela devrait être du domaine du faisable en dépit de la présence sur le banc, du Tracteur de Dongelberg...

 

 

 

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