04/09/2015

Chilouvision : La Niaque du Boss

 

150903 Chilouvision La Niaque du Boss 1.jpg

Les paramètres étaient clairs comme l’eau en bouteille de plastoche : les Belges devaient gagner parce que l’on voyait mal les Gallinacés perdre des plumes chez les 6 Priotes ; les Bosniens pour leur part, devaient prendre au moins un point pour ne pas se laisser trop distancer dans la course à l’Euro 2016.

Dans l’axe défensif, les Diables récupéraient enfin la paire la plus classe du monde et de ses environs immédiats : Kompany – Vermaelen, aka ‘No pasaran’, comme disaient les républicains espagnols en 1936. Le parallèle n’est pas innocent : dès le quart d’heure de jeu, c’était 0-1 et si ça tirait la gueule d’Ostende à Arlon, en revanche, de Sarajevo à Mostar, on riait plein sa boudine.

Bon d’accord, le but de Dzeko était bien mis. Mais euh, prostituée, à quoi on jouait dans la défense belche, de laisser un mec se balader avec ses mains dans les poches avant de lui permettre d’adresser un joli petit centre d’entrainement à l’adresse du buteur ? Hein ? Ben, réponds-moi, mertt ! Quoi ? Si je n’ai pas oublié d’acheter des chips pour dimanche car ce sera Chypre – Belgique à la télé ? Non, et j’aime même pris des saucisses aussi, pour arranger ton cholestérol.

Enfin soit... On croyait l’avoir dans le fondement, et même grave, car du coup les Bosniens jouaient dans un fauteuil. Erreur. Tu vas dire que je ressasse car à chaque match des Diables, je raconte sowieso la même chose, mais qu’y puis-je si c’est toujours de lui que vient la solution à nos problèmes ? 22ème minute, Marouane ‘The Boss’ Fellaini trouve que ça a assez duré : il bouge aimablement le malheureux chargé de le marquer et paf, un bon coup de tampon Jex dans le ballon de De Bruyne, et c’est 1-1.

Le reste, c’est du détail : le 2-1 de De Bruyne juste avant le repos, puis le 3-1 d’Hazard sur un pénalty qui n’aurait jamais été sifflé si le match d’était déroulé à l’extérieur, coulaient de source. On a eu du mal à entrer dans le match, on en est sorti facilement. Ce n’est pas réellement surprenant : le foot que Wilmots fait jouer aux Diables privilégie le côté physique, la vitesse de la circulation du ballon, les longues courses offensives. On sait que cela correspond à sa vision du football, comme on sait que la plupart de ses joueurs évoluent en Angleterre où, rappelons-le pour les distraits, on ne joue pas à la baballe comme en Espagne. Dès lors, les adversaires des Diables auront toujours des difficultés à bien terminer une rencontre, sauf évidemment, s’ils sont rompus au même genre de jeu, amen.

Un peu partout, on fait la fine bouche, on dit « Oui mais », on estime que le jeu des Diables n’est guère séduisant. J’ai toujours été le premier à jouer aux fléchettes sur le poster de Wilmots. Mais pas ce jeudi soir : pour revenir au score puis l’emporter en se créant pas mal d’occasions de but face à une équipe qui ne manquait pas de qualités, il en faut. On en a eu. On ne joue pas un football de rêve, mais on s’est montré très solidaire, on a pris le match à notre compte et on ne l’a pas emporté sur des détails.

Suite du feuilleton ce week-end à Chypre : les six points en deux matches ne seraient pas encore suffisants pour fêter la qualification, mais ils ne manqueraient certes pas d’intérêt dans cette perspective.

 

Les commentaires sont fermés.